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La Fondation Arsep - Recherche sur la Sclérose en Plaques

Lors de son Comité d'Engagements du 22 juin dernier, la Fondation LE ROCH - LES MOUSQUETAIRES a eu le plaisir d'accueillir Mmes Plassard et Bidet, ainsi que M. Lebeuf.
Ce fut l'occasion de faire un point sur le soutien que la Fondation apporte, depuis 2003, à la recherche sur la Sclérose en Plaques.
Il faut savoir qu'en France cette maladie touche 80.000 personnes dont les 2/3 sont des femmes.

La sclérose en plaques est une affection du système nerveux central (SNC) qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. Le SNC est composé de différentes cellules. Parmi elles, se trouvent les neurones, qui véhiculent l’information entre le cerveau et le reste du corps.

Les neurones sont composés d’un corps cellulaire et d’un prolongement, l’axone, entouré d’une gaine protectrice, la myéline. Celle-ci est synthétisée par des cellules spécialisées, les oligodendrocytes.

Dans la Sclérose en Plaques, la myéline est la cible du processus pathologique, elle est détruite lors des attaques inflammatoires, appelées « poussées ». Cette destruction entraîne alors des perturbations dans la transmission des informations, ce qui explique les signes de la maladie : troubles moteurs (baisse de la force musculaire), troubles sensitifs (modification de la sensation du chaud-froid, du toucher, fourmillements, etc.), troubles de l'équilibre, troubles visuels ou urinaires…

Dans la plupart des cas, l’inflammation disparaît et des mécanismes de réparation permettent la restauration, plus ou moins complète, de la gaine de myéline. La transmission des informations est alors rétablie, ce qui conduit à une régression partielle voire complète des symptômes.
Cette réparation de la myéline se fait grâce à la mobilisation de cellules immatures présentes dans le système nerveux central. Des gènes spécifiques vont intervenir pour permettre à ces cellules immatures de se différencier en oligodendrocytes capables de synthétiser de la myéline. Par ailleurs, des molécules dites de « guidage » vont permettre à ces oligodendrocytes de se diriger vers le lieu de la lésion afin de la réparer.
Malheureusement, au fil du temps, les mécanismes de réparation peuvent devenir insuffisants : le prolongement du neurone, l’axone, se retrouve alors sans gaine de myéline protectrice. Ceci entraîne la mort du neurone, conduisant à un handicap permanent.

Actuellement, de nombreux projets de recherche s’intéressent à cette capacité des cellules immatures, présentes dans le système nerveux central, à se développer en cellules hautement spécialisées capables de réparer les lésions. Ils ont pour objectif de comprendre comment il est possible de stimuler ces gènes de différenciation et ces molécules de guidage pour favoriser la réparation chez les personnes atteintes de Sclérose en Plaques.

La Fondation ARSEP, soutenue par ses partenaires, a pour mission d’apporter des moyens supplémentaires à la recherche sur la Sclérose en Plaques.